Saviez-vous que le Très-Haut nous rend régulièrement visite? C’est pourtant bien le cas. Et il ne s’agit pas de simples visites de courtoisie.
De la grande visite



Saviez-vous que le Très-Haut nous rend régulièrement visite? C’est pourtant bien le cas. Et il ne s’agit pas de simples visites de courtoisie.

Depuis la nuit des temps, l’idée que la vie ne s’arrête pas à la mort fascine l’humanité. La réincarnation – cette notion selon laquelle l’âme ou la conscience survit à la mort physique pour renaître dans un autre corps – traverse les cultures, les siècles et les continents.

Je vous présente aujourd’hui la traduction d’un article paru le 15 novembre 1966 dans The East Village Other, un journal underground de New York à large diffusion à l’époque. Le journaliste Peter Leggieri y relate avec humour et candeur les débuts épiques du mouvement culturel et spirituel fondé par A. C. Bhaktivedanta Swami, mouvement qui allait bientôt révolutionner la contre-culture et déferler comme un raz-de-marée sur tous les continents.

Homme ou dieu? Personnage historique ou figure mythologique? À moins qu’il s’agisse d’un avatar? «A-t-il seulement existé pour vrai?» m’a-t-on récemment demandé.

Dans le premier volet de ce billet, nous avons vu que le jeune Ramanuja, assoiffé de bhakti, devait évoluer dans une société largement dominée par la pensée impersonnaliste, et que sa dévotion naturelle pour Vishnou avait même failli lui coûter la vie. Nous verrons maintenant comment il en est venu à établir que le monisme de Shankara relevait d’un entendement incomplet de l’Absolu.