Entretien entre Bhaktivedanta Swami et deux étudiants en philosophie venus entendre une de ses conférences alors qu’il était de passage à Boston, Massachusetts, le 23 décembre 1969.
Tout n’est pas tout



Entretien entre Bhaktivedanta Swami et deux étudiants en philosophie venus entendre une de ses conférences alors qu’il était de passage à Boston, Massachusetts, le 23 décembre 1969.

Nous avons vu, dans le premier volet de cet article, que le Shrimad-Bhagavatam, le magistral commentaire de Vyasadéva sur le Védanta-sutra, prend le relais là où s’arrête la Bhagavad-gita afin d’élargir le spectre des connaissances en matière de spiritualité. Voyons maintenant ce qui le distingue de tous les autres écrits védiques.

Diverses branches des Védas traitent de sujets allant de la médecine à l’astronomie et de la diplomatie aux arts martiaux. Aux chapitres de la philosophie et de la spiritualité, les écoles de pensée et les approches à la réalisation de soi y sont décrites en détail. Elles y sont en outre présentées suivant une gradation qui favorise une juste compréhension des jalons à franchir pour comprendre la Vérité absolue et atteindre la perfection de l’existence. Et il en va de même des textes conçus pour guider notre quête de savoir

Depuis plus d’un demi-siècle maintenant, les recherches et les études sur la méditation se multiplient. La science s’intéresse d’ailleurs de plus en plus à ses effets sur la santé physique et mentale, aussi bien chez les enfants que chez les personnes âgées. Mais la science moderne étant ce qu’elle est, c’est-à-dire limitée à des données observables et mesurables au moyen de nos sens imparfaits et d’appareils eux-mêmes confinés aux limites de la matière, elle oblitère complètement l’objet premier et les bienfaits supérieurs de la méditation.

En instruisant son disciple, Krishna lui révèle un savoir dont la profondeur se mesure à différents niveaux. Ce savoir est tenu pour secret à plusieurs égards, en ce que nul avant lui ne l’avait ni n’aurait pu le dévoiler.