Suit le texte et la version audio du verset 1 de À la découverte de l’Absolu – Là où la vie prend tout son sens.

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L’Être Suprême est l’unique maître et propriétaire
de tout ce qui existe dans l’univers,
aussi bien de ce qui est animé que de ce qui ne l’est pas.
Nous devons donc accepter la part qui nous revient
et n’utiliser que ce qui nous est nécessaire,
en nous rappelant bien à qui tout appartient
.


Les énergies de l’Être Suprême

La connaissance védique reste infaillible, car elle émane de l’Absolu et nous est transmise par une succession de maîtres authentiques qui remonte à Dieu Lui-même. Or, Dieu n’est pas exposé aux quatre faiblesses des habitants de ce monde. Il n’est pas non plus sujet aux lois de la matière, puisque c’est Lui qui les a créées.

La Bhagavad-gita mentionne deux grandes énergies du Seigneur Suprême: l’énergie matérielle et l’énergie spirituelle. Les éléments de la nature, comme la terre, l’eau, le feu, l’air, l’éther, le mental, l’intelligence et l’ego, appartiennent tous à Son énergie inférieure, ou matérielle. Et l’énergie vivante, l’âme, appartient à Son énergie supérieure, ou spirituelle. Tout ce qui existe dans l’univers – les êtres animés aussi bien que la matière inerte – est donc créé par Dieu, et Lui seul en est maître et propriétaire.

Les 2 grandes énergies de l’Être Suprême

• L’énergie matérielle (inférieure), à laquelle appartiennent les 24 éléments de la nature.

• L’énergie spirituelle (supérieure), à laquelle appartiennent tous les êtres vivants.

L’Être Suprême dirige tout grâce à Son intelligence parfaite. On Le compare au feu, et tout ce qu’Il a créé s’apparente à la lumière et à la chaleur du feu. Le feu produit de l’énergie, sous forme de chaleur et de lumière, et de la même façon, Dieu possède Ses propres énergies. Parce qu’Il est à l’origine de tout et qu’Il sait tout, mais aussi parce qu’Il est le seul à posséder la puissance, la richesse, la gloire, la beauté, le savoir et le renoncement parfaits, Il est le Maître Absolu. Lui seul permet que l’univers existe, et Lui seul est le bienfaiteur de tous les êtres.

Les 6 perfections de l’Être Suprême

• La puissance.

• La richesse.

• La gloire.

• La beauté.

• Le savoir.

• Le renoncement.



La part qui nous revient

Soyons donc assez intelligents pour comprendre qu’en réalité, personne d’autre que l’Être Suprême ne possède quoi que ce soit. C’est pourquoi nous devrions seulement prendre ce que Dieu nous donne. La vache, par exemple, donne du lait en abondance, mais elle-même ne boit pas de lait. Elle se contente de manger de l’herbe, et les humains peuvent utiliser son lait pour se nourrir. Le plan de Dieu est parfait et nous ne devrions jamais oublier à qui appartient tout ce que nous utilisons.

Prenons un autre exemple, celui de la maison que nous habitons. Nous n’avons créé aucun des matériaux qui ont servi à sa construction (le bois, la pierre, etc.). Nous avons seulement modifié leur forme brute pour ensuite les assembler. Ce verset de la Shri Ishopanishad indique qu’aucun homme ne peut créer ces matières premières. C’est l’Être Suprême qui les a mises à notre disposition, et c’est à Lui qu’elles appartiennent. Personne ne peut donc vraiment se dire propriétaire d’une maison simplement parce qu’il a travaillé fort pour la construire.

L’humain veut posséder et contrôler tout ce qui l’entoure, mais cette tendance engendre toutes sortes de conflits entre travailleurs et patrons capitalistes. Ce problème a d’ailleurs pris des proportions planétaires, à tel point que notre monde est aujourd’hui en danger. On se bat comme chien et chat, en espérant que le plus fort gagne. La Shri Ishopanishad ne peut pas changer le sort des chiens et des chats, mais elle transmet le message de Dieu aux humains à travers Ses représentants, les saints maîtres.

Nous devons donc accueillir la sagesse védique et cesser de nous battre pour des biens matériels, qui de toute façon ne nous appartiennent pas. Apprenons à nous satisfaire des privilèges et des bienfaits que Dieu nous accorde. Car aussi longtemps que les capitalistes, les communistes et les matérialistes de toute autre appartenance se croiront et se diront propriétaires des ressources naturelles qui n’appartiennent en fait qu’à l’Être Suprême, la paix ne sera pas possible.

Le végétarisme et les lois de la nature

Les hommes et les femmes ne sont pas faits pour se quereller comme chiens et chats. Ils doivent utiliser leur intelligence pour comprendre l’importance de la vie humaine. Lorsque certains animaux en tuent d’autres pour se nourrir, ils ne commettent aucune faute. Mais si un humain tue un animal simplement pour satisfaire sa gourmandise, il enfreint les lois de la nature et il doit en subir les conséquences. Car l’homme doit respecter certaines règles qui ne s’appliquent pas aux animaux.

Certains animaux sont herbivores et d’autres carnivores. Le tigre, par exemple, ne mange pas de végétaux car il est fait pour se nourrir de chair animale. De la même façon, tous les animaux, que ce soit les mammifères, les reptiles, les êtres aquatiques ou les autres, respectent rigoureusement les lois de la nature, établies par Dieu Lui-même. Ils ne sont coupables d’aucune faute en agissant selon leur nature, et c’est pour cette raison que les enseignements védiques ne leur sont pas destinés. Seule la vie humaine comporte des responsabilités.

Cela dit, il ne faut pas croire qu’il suffit de devenir végétarien pour être en parfaite harmonie avec les lois de la nature, car les végétaux sont aussi des êtres vivants. Une forme de vie sert à en nourrir une autre; telle est la loi de la nature. Il n’y a donc aucune fierté à être strictement végétarien. Ce qui est important, c’est de reconnaître la suprématie de Dieu.

La conscience des animaux n’est pas suffisamment développée pour apprécier l’existence du Seigneur Suprême. Mais l’être humain, lui, est assez intelligent pour comprendre le fonctionnement des lois de la nature à la lumière des textes védiques, et il peut en retirer de grands bénéfices. Par contre, s’il en néglige les enseignements, il s’expose à d’énormes risques.

L’homme a donc le devoir de reconnaître la suprématie de Dieu et d’apprendre à Le servir, à se dévouer pour Lui et à tout Lui offrir. Dans la Bhagavad-gita, le Seigneur nous dit clairement qu’Il accepte les aliments végétaux que Lui offrent Ses purs dévots. En plus de devenir strictement végétarien, l’être humain doit par conséquent Lui offrir toute sa nourriture. Dans Son infinie bonté, l’Être Suprême sanctifie de telles offrandes et nous permet ensuite de nous en nourrir. Celui qui agit de cette façon devient Son dévot, et remplit parfaitement ses responsabilités humaines. Mais celui qui n’offre pas d’abord sa nourriture à Dieu commet une faute grave, et il s’expose par le fait même à de nombreux malheurs.

Quiconque désobéit volontairement aux lois de la nature, en refusant de reconnaître que tout appartient à l’Être Suprême, commet une faute grave. Or, en s’écartant des lois de la nature et en désobéissant aux instructions du Seigneur, l’humanité se dégrade rapidement. Par contre, ceux qui respectent sobrement ces lois, sans se laisser attirer ou repousser par les objets des sens, seront à nouveau reconnus par Dieu et pourront sans aucun doute retourner à Lui, dans Son royaume éternel.

À la découverte de l’Absolu – Verset 1