Dans la série «Les neuf clés de la bhakti».
Le yoga de l’abandon



Dans la série «Les neuf clés de la bhakti».

L’allégorie de la caverne de Socrate est riche de sens à plus d’un égard, et elle a donné lieu à de nombreuses extrapolations philosophiques, notamment en matière de spiritualité.

En instruisant son disciple, Krishna lui révèle un savoir dont la profondeur se mesure à différents niveaux. Ce savoir est tenu pour secret à plusieurs égards, en ce que nul avant lui ne l’avait ni n’aurait pu le dévoiler.

Un bien grand mot que celui-là. A priori plutôt abstrait, il a donné lieu à diverses interprétations au cours des siècles, et beaucoup l’emploient aujourd’hui un peu à toutes les sauces. La littérature védique y réfère cependant en des termes clairs qui permettent d’en mieux saisir les nuances.

Comment expliquer qu’un enfant soit casse-cou, brise-fer ou turbulent alors qu’un autre est naturellement calme, ordonné ou obéissant? Qu’une personne soit foncièrement malhonnête, cynique ou sans-gêne alors qu’une autre est plutôt généreuse, affable ou réservée? L’éducation, le milieu de vie et le contexte socio-économique, entre autres facteurs, conditionnent à n’en point douter nos acquis, et par le fait même nos attitudes et nos comportements. Mais avant l’acquis, il y a l’inné, c’est-à-dire la fibre même de chaque individu, sa nature première et ses tendances naturelles. Qu’est-ce donc qui explique que